Avant la bénédiction finale, le père Santoro s'est dit conscient comme les deux époux que "le sacrement célébré aujourd'hui sera annulé quand l'acte arrivera au diocèse". "Mais il ne sera pas annulé pour nous, pour cette communauté, ni aux yeux de Dieu", a-t-il dit. "J'ai obéi jusqu'au bout à cette communauté comme j'obéirai à partir de demain à toute décision qui sera prise", a-t-il ajouté, dans une allusion à la réaction de sa hiérarchie. Le cardinal Renato R. Martino qui occupait jusqu'à samedi le poste important de président du conseil pontifical Justice et Paix et avait été interrogé alors qu'il se trouvait à Florence, avait critiqué fortement la décision du père Santoro. "Je ne comprends pas comment on peut faire une chose de ce genre. C'est contre nature et cela ne mènera à rien à l'intérieur de l'Eglise", avait-il estimé. "La biologie, ce que Dieu a fait homme et femme, ne peut pas être changé par des subterfuges", avait-il dénoncé, avant de recevoir un prix en la basilique de Santa Croce à Florence.Il y a deux ans, ce mariage religieux avait été stoppé par l'archevêque de Florence de l'époque, le cardinal Ennio Antonelli, et, selon l'Ansa, le titulaire actuel du poste, l'évêque Giuseppe Betori aurait demandé au père Santoro de ne pas le célébrer. Selon l'Eglise, ce mariage n'est de toute façon pas valable car le droit canonique exige l'hétérosexualité des époux.
Sandra Alvino a effectué une opération de changement de sexe il y a plus de 30 ans.


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