Selon un quotidien australien, les tests ordonnés par la Fédération internationale d'athlétisme confirmeraient que la jeune championne du monde du 800m Caster Semanya, serait bien un hermaphrodite.
Les examens sanguins, chromosomiques et gynécologiques ont démontré que la jeune Sud-Africaine de 18 ans avait des organes sexuels à la fois mâles et femelles, selon le "Sydney Morning Herald".
Selon les rapports médicaux cités par le quotidien, Caster Semanya n'a pas d'ovaire, mais des testicules internes qui produisent d'importantes quantités de testostérone.
La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a demandé des examens pour déterminer le sexe de Caster Semanya en raison de son apparence masculine et d'une amélioration spectaculaire de ses récentes performances sur 800 et 1 500 mètres.
Les résultats des examens laissent présager de problèmes à la fois éthiques et politiques à l'IAAF, les plus hautes autorités d'Afrique du Sud s'étant notamment insurgées contre ces tests qualifiés de racistes et sexistes.
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Démission de l'entraîneur sud-africain après l'affaire Semenya
L'entraîneur de l'équipe nationale sud-africaine d'athlétisme Wilfred Daniels a démissionné en invoquant le "traitement révoltant" dont a été victime la championne du monde du 800 m Caster Semenya au sein de sa fédération.
Il a affirmé que la jeune athlète de 18 ans, suspectée d'être hermaphrodite, avait été testée en Afrique du Sud avant les championnats du monde de Berlin pour mettre fin à toute polémique sur son identité sexuelle, sans qu'elle soit informée du but des tests subis.
"Nous n'avons pas agi de façon convenable envers Caster. Le traitement de cette affaire a été atroce", a-t-il déclaré au quotidien The Star. Wilfried Daniels a estimé que la Fédération sud-africaine d'athlétisme (ASA) et la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) ont toutes deux "semé la pagaille".
"Caster a été mise dans la position peu enviable où elle a dû endurer ce qu'elle a enduré parce que nous ne l'avons pas suffisamment informée, nous ne lui avons pas expliqué (...) ce qui pouvait l'attendre à Berlin", a-t-il ajouté.
"Avant son départ pour Berlin, on a demandé à Caster de se rendre dans une clinique de Pretoria pour subir des tests, mais on ne lui a pas expliqué correctement de quoi il s'agissait", a déclaré l'entraîneur à la radio privée 702. "On lui a dit que c'était un test d'urine et de sang. Selon une source à laquelle j'ai parlé, il s'agissait d'une sorte de vérification de son identité sexuelle", a-t-il poursuivi.
En août, l'ASA avait affirmé que la championne n'avait jamais été testée avant la décision de l'IAAF de diligenter un comité d'experts pour enquêter sur le genre de la jeune femme.
Sous le choc de cette polémique, Caster Semenya avait failli ne pas aller chercher sa médaille d'or le 19 août, lorsqu'elle a remporté la finale du 800 m.
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